Culture

Les peuples habitant ces régions avaient le culte des morts. Leurs terres cuites funéraires commémoratives, quelques aient la forme d'urne phallique, de jarres cercueils, de têtes, de vases ou de cylindres, le prouvent sans mal.

Bura comprend 3 types de sites qu'il n'est pas toujours facile de distinguer les uns des autres, mais le site de l'Unesco nous renseigne plus précisément :

  • des sites à nécropoles proprement dits, caractérisés par un genre particulier de jarres cercueils ou d'urnes funéraires anthropomorphes composées de poteries surmontées de têtes de statuettes, posées à l'envers sur le sol et renfermant des squelettes humains à Asinda-Sikka. Ces sites comprennent 2 niveaux archéologiques bien distincts :

  • des sites d'autels religieux et de cérémonies rituelles caractérisés par des amoncellements de gros blocs de pierre forment des sortes de tumulus aplatis ou d'esplanades comme à Asinda-Sikka, à Karey-Tondi, à Jajé-Tondi ou à Mebera-Tondi. On y trouve des fragments de pieds de vases tripodes et des fragments de poteries en forme de petits cylindres peints.
  • des sites d'habitations difficiles à identifier. Mais la découverte de fragments de vases tripodes et parfois de quelques petits amoncellements et alignements de gros blocs de pierre témoigne une présence humaine. Aussi, on rencontre sur le site des déchets de débitage de quartzites ou de silex représentant le site à armature de flèches et à céramique mince de Kosendo-Gorizo situé à l'ouest de nécropole, derrière une colline.

L'articulation générale du système d'occupation des sites de l'espace à Bura, semble tourner autour de 2 pôles, la nécropole et l'autel religieux. La nécropole est presque toujours située dans des endroits protégés. Sur cette surface, seulement 150 m² ont été fouillés jusqu'au niveau des squelettes, à 3 mètres de profondeur.