Thermoluminescence

• Principe de base simplifié

Un certain nombre de cristaux, comme le quartz, le feldspath, le zirconium ont la propriété d'accumuler au cours du temps, sous forme d'énergie au niveau atomique, l'irradiation naturelle et cosmique du lieu où ils se trouvent. Quand ils sont ensuite soumis à une très forte température, ils restituent l'énergie accumulée sous forme de lumière. Une fois refroidis, l'accumulation peut reprendre, le compteur est remis à zéro. (source Wikipédia)

• Utilisation pratique

Les cristaux présents dans les matériaux utilisés pour la confection de poteries, restituent la totalité de la charge énergétique accumulée au cours du temps géologique lors de leur cuisson. Il suffit ensuite de soumettre un échantillon une nouvelle fois à une température élevée afin de mesurer la lumière émise qui sera proportionnelle au temps écoulé entre les deux opérations. En tenant compte du niveau de radiation naturelle du milieu où a séjourné la céramique à dater et de la nature des cristaux en jeu, on obtient par un calcul la datation précise de l'échantillon. Cette technique est aussi applicable à des terres de foyer, des fours, des laves, et en général à tout milieu contenant les cristaux sensibles et ayant été soumis à des températures importants dans le passé.

• Limitations de cette méthode

La mesure peut-être faussée par tout événement inconnu qui aurait chauffé fortement l'échantillon, comme un incendie. Pour les fours de potier, on n'obtiendra que la datation de la dernière utilisation. D'autre part, l'exposition accidentelle de l'échantillon à une source radioactive artificielle brouille définitivement les calculs.

Les cristaux ont une limitation naturelle de stockage de la radioactivité naturelle, au-delà d'un certain seuil, ils ne réagissent plus. On estime à 700 000 ans l'ancienneté maximale mesurable avec la méthode de la thermoluminescence.

• Notre méthodologie

Compte tenu du fait que le chauffage à 500 °C correspond à la remise à zéro du chronomètre naturel, ce qui a été le cas à la sortie de four de l'ensemble des terres cuites, il s'agit d'effectuer des prélèvements de matière argileuse, contenant des cristaux de feldspath et de quartz sur la pièce à tester. Quelques grammes suffisent. Ce prélèvement est ensuite broyé, nettoyé par une succession d'attaques chimiques. On enregistre alors le signal de luminescence renvoyé. Une étude préalable de la statue permet de choisir convenablement les zones de prélèvement -au moins deux par grande pièce- de façon, en comparant les courbes de résultats, à s'assurer que la pièce est homogène, c'est-à-dire qu'elle n'a pas été remontée abusivement (deux terres cuites peuvent avoir été malhonnêtement assemblées sans rapport initial) ni trop restaurée. Toutes les terres cuites présentées dans notre galerie ont réussi ces examens réalisés par un organisme d'expertise indépendant reconnu par la profession ARCHEOLABS et nous garantissons que leur plus grande intégrité a été préservée. Quand l'art rencontre la science et que celle-ci conforte l'intuition, la raison peut sourire et s'ouvrir à l'émotion véritable.

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